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Produit · 7 min de lecture

On-premise ou SaaS : où doivent vivre vos logs ?

Souveraineté, coût, rapidité de déploiement : le bon arbitrage selon votre contexte.

Par Hakim Djelili

Cadrer le débat

Ce que contiennent vraiment vos logs

Ce que les logs racontent vraiment

Avant de parler d'hébergement, rappelons ce qu'on héberge : les journaux d'authentification, les requêtes DNS, l'activité des postes et des serveurs. Agrégés, ces logs décrivent l'organigramme réel de l'entreprise, ses horaires, ses outils, ses failles.

Pourquoi l'hébergement n'est pas un détail

C'est pour cela que la question « où vivent-ils ? » mérite mieux qu'un réflexe, dans un sens comme dans l'autre.

Les critères

Quatre questions qui tranchent

Lire le tableau des quatre critères

CritèrePenche on-premisePenche SaaS
RéglementaireSecteur régulé, données de défense, exigence contractuelle de localisation strictePas de contrainte de localisation au-delà de l'UE
Coût complet à 3 ansVolumétrie forte et stable ; le SaaS facturé au Go ingéré devient vite cherVolumétrie modeste ou variable, pas de CAPEX possible
Équipe d'exploitationDes compétences infra disponibles pour patcher, dimensionner, superviserPersonne pour maintenir une plateforme de plus
Délai de mise en routePeut attendre quelques semainesBesoin d'être opérationnel ce mois-ci

L'équipe qui tient la plateforme

Le critère le plus sous-estimé est le troisième. Un SIEM on-premise sans personne pour l'exploiter devient en six mois une dette : non patché, sous-dimensionné, et finalement moins souverain qu'un SaaS bien contractualisé, parce qu'une plateforme à l'abandon protège mal ce qu'elle héberge.

Le troisième critère oublié

La réversibilité

Poser la sortie avant l'entrée

Quel que soit le mode choisi, posez la question de sortie avant d'entrer : format d'export des logs, des règles de détection, des playbooks ; durée de restitution ; coût. Un SIEM dont on ne peut pas sortir n'est pas un outil, c'est une dépendance. C'est un engagement que nous prenons contractuellement sur ARTEFACT dans les deux modes : vos logs, vos règles et vos playbooks restent exportables en format ouvert.

Deux modes, un horizon de calcul

2 modes
même plateforme
ARTEFACT s'installe sur votre infrastructure ou en SaaS hébergé en France ; mêmes fonctions, mêmes playbooks
3 ans
l'horizon de calcul
le seul horizon honnête pour comparer CAPEX on-premise et abonnement au volume

La bonne réponse n'est donc ni « on-premise parce que souveraineté » ni « SaaS parce que simplicité » : c'est celle qui sort du tableau ci-dessus appliqué à votre contexte. Si vous hésitez entre les deux, c'est généralement que la contrainte réglementaire ne tranche pas, et c'est alors l'équipe d'exploitation disponible qui doit décider.

Deux contextes

Le même débat, deux conclusions opposées

Le tableau ci-dessus n'est utile que s'il tranche. Voici deux situations réelles, volontairement opposées, pour montrer que le « bon » mode n'existe pas hors contexte.

PME industrielle, 180 postes, pas de SOC interne

Contrainte réglementaire faible (pas de données de défense, pas d'obligation de localisation stricte). Une personne IT polyvalente, zéro ingénieur plateforme. Volumétrie encore modestes, mais un EDR à brancher dans les six mois. Ici le SaaS gagne : le CAPEX et la charge d'exploitation d'un SIEM on-premise seraient payés par la seule personne qui tient déjà le reste. La souveraineté se joue alors dans le contrat (hébergement France, export, réversibilité), pas dans le rack.

ETI régulée, données sensibles, équipe infra de quatre

Localisation exigée, audits fréquents, volumétrie déjà haute et stable. Quatre personnes savent patcher, dimensionner, superviser. Ici l'on-premise gagne : le SaaS au Go devient une taxe sur la couverture, et les auditeurs veulent voir la machine, pas une clause. Le risque n'est plus « où vivent les logs », c'est de laisser la plateforme sans propriétaire nommé après la mise en service.

Les erreurs

Ce qui fait signer le mauvais contrat

Ces deux erreurs reviennent dans presque tous les arbitrages que nous voyons. Elles ne sont pas techniques : elles sont dans la façon de comparer.

Comparer le prix du Go au prix du serveur

Le tarif SaaS affiché et le devis matériel on-premise ne mesurent pas la même chose. D'un côté : ingestion, rétention, support, mises à jour. De l'autre : serveurs, plus le temps d'exploitation, plus le dimanche où personne ne patch. Un calcul honnête à trois ans aligne les deux colonnes — ou on décide en connaissance de cause de ne pas aligner, ce qui est déjà mieux qu'un tableur tronqué.

Croire que le mode règle la réversibilité

Un SaaS « souverain » dont on ne peut pas extraire les règles est une cage. Un on-premise dont les playbooks ne vivent que dans l'interface du produit aussi. Posez le format d'export et le délai de restitution avant le bon de commande, dans les deux modes. Si le fournisseur élude, vous avez déjà la réponse.